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Archive pour le 15 mars, 2010

Nouvel An Malagasy : un prélude historique sur la place d’Andohalo

Posté : 15 mars, 2010 @ 4:18 dans GENERAL | 2 commentaires »

 

Nouvel An Malagasy : un prélude historique sur la place d’Andohalo

 

Nouvel An Malagasy : un prélude historique sur la place d'Andohalo asar00

Normalement, c’est le 16 mars 2010 qu’est fêté le Nouvel An Malagasy dans l’Imerina, selon un calendrier établi par les « Mpanandro » ou  devins. Il s’agit de la date du bain des rois et des reines. Ce n’est pas très compliqué mais, pour le moment, voici un reportage inédit sur le lancement de cet évènement. Il a eu lieu dans un endroit encore plus historique : la place d’Andohalo. Une Nation sans culture -donc sans repères historiques- n’est pas une Nation. Malgré cette crise politique, somme toute incontournable, il est heureux que la jeune génération des Malagasy s’intéresse à l’Histoire de leur pays. Cela leur permettra de ne pas faire… d’histoires à l’avenir. C’est l’association Mamelomaso qui est à l’origine de cette manifestation.

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Textes et photos : Jeannot RAMAMBAZAFY

Bougainvillées à Majunga Madagascar

Posté : 15 mars, 2010 @ 4:02 dans FLORE, Thèmes Madagascar | Pas de commentaires »

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Jean Ferrat – Biographie –

Posté : 15 mars, 2010 @ 3:37 dans HOMMAGE | 4 commentaires »

Jean Ferrat : Biographie

Jean FerratLorsque Jean Tenenbaum naît à Vaucresson dans les Hauts de Seine, le 26 décembre 1930, rien ne laisse présager un destin unique. Il est le dernier enfant d’une famille de quatre, fils d’un joaillier et d’une fleuriste.

Après des études au lycée Jules Ferry de Versailles où sa famille s’est installée, il commence à se tourner vers la chimie. Mais pendant la guerre, son père est déporté. Tout change pour Jean qui est obligé de travailler pour aider sa famille à survivre. Déjà son goût pour l’art se fait sentir. C’est d’abord vers le théâtre que Jean se tourne en rentrant dans une troupe dans les années 50.

Du théâtre à la chanson

En fréquentant les cabarets avec ses amis, il se lance dans la musique, en écrivant sous le pseudonyme de Jean Laroche et en jouant de la guitare dans un orchestre de jazz.

Même si ses premiers essais ne donnent pas grand chose, il est désormais convaincu qu’il sera chanteur. Nous sommes en 1952.

Aragon

Ses premiers succès, il les doit à Aragon en adaptant Les yeux d’Elsa, poème de l’écrivain français que Jean Ferrat admire beaucoup. En 1957, ses débuts sur scènes ont lieu à La Colombe, en première partie de Guy Béart.

Puis il chante au Milord l’Arsouille ou à L’Echelle de Jacob. Ce tremplin lui permet d’enregistrer en 1958 son premier 45 tours. Mais surtout, d’autres artistes commencent à interpréter ses titres, comme André Claveau ou Christine Sèvres, une jeune chanteuse qui, en 1961, deviendra son épouse.

Une rencontre riche

En 1959, Jean rencontre Gérard Meys, qui deviendra son meilleur ami, et qui lui permet d’enregistrer en 1960, son premier quatre titres, Ma môme. C’est son premier succès personnel.

Même si l’artiste ne cache jamais ses appartenances politiques et philosophiques (très à gauche), ce qui lui vaudra durant sa carrière quelques censures, il n’en reste pas moins un poète de l’amour et de la fraternité.

Son premier album sort en 1961, et ses titres lui valent dès la même année, le Prix de la Sacem. Le voilà parti sur scène, notamment en première partie de Zizi Jeanmaire à l’Alhambra.

De concerts en albums, Ferrat obtient un succès grandissant, jusqu’au troisième album Nuit et brouillard, dont le thème principal est la déportation, qui marque les esprits et fait de Ferrat un artiste à part.

La montagne et Potemkine

Ce sont surtout ces deux titres que sont La montagne (1964) et Potemkine (1965) qui propulse Ferrat au sommet. Mais l’homme sait rester humble, et tout en continuant sa carrière, de Bobino à l’Alhambra, il s’installe à Antraigues, au coeur de l’Ardèche, et s’isole pour vivre la vraie vie.

Ses sorties sont lointaines: Mexique ou Cuba, d’où il ramène sa célèbre moustache et de nombreux titres tels que Guérilleros. Sa gloire est désormais internationale, et sa plume vengeresse égratigne le monde fort perturbé de cette époque (mai 1968 et les bouleversements d’Europe de l’Est font rage). Ce n’est pas la censure qui arrête Jean Ferrat.

Aragon (bis)

C’est à nouveau Aragon qui, au début des années 1970, va donner à Ferrat l’occasion de briller: Aimer à perdre la raison et son album Ferrat chante Aragon font un malheur.

Ce disque reste encore aujourd’hui un des plus grands succès populaires français. Mais le chanteur, las de la vie de scène et de la notoriété, s’isole: il fait ses adieux à la scène à la fin de l’année 1972, et malgré la production régulière de nouveaux albums ou de reprises, il se fait plus rare.

Profitant du rachat de la maison Barclay par Polygram, Ferrat réenregistre une grosse centaine de ses chansons et les publie en 1980 dans un coffret de douze disques, énorme travail qui lui vaudra de nombreuses récompenses et une notoriété grandissante.

La mort de son épouse…

… en novembre 1981 le plonge dans un grand désarroi et une solitude volontaire. Il lui faudra des années avant de revenir sur le devant de la scène grâce à un album, Je ne suis qu’un cri en 1985, et la même année, un passage à la télévision dans l’émission de Pivot.

Au fil des années, Ferrat continue d’être un des artistes français les plus appréciés, surtout après les « départs » de Brassens, Brel et Ferré.

Après une intégrale 61-91 sortie en 1991, puis après l’intégrale Ferrat Aragon sortie peu après, Ferrat nous offre de temps en temps quelques merveilles dont il a le secret.

Chanté par les plus grands (Gréco, Aubret, Jeanmaire, Guichard pour lequel Ferrat écrit Mon vieux…) écouté et aimé par de nombreuses générations de public, de 7 à 77 ans, Jean Ferrat reste un chanteur unique, à l’écriture remarquable, aux idées fidèles et humanistes, discret et humble. Un homme riche d’humanité et de beauté, un vrai poète en somme…

Jean Ferrat est décédé le 13 Mars 2010

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