La vie d'ici et d'ailleurs (Tritriva)

Bienvenue ! Tonga soa ! Welcome !

*POEMES-Paul Geraldy

EXPANSIONS

Ah ! je vous aime !  je vous aime !
Vous entendez ? Je suis fou de vous. Je suis fou…
Je dis des mots, toujours les mêmes…
Mais je vous aime ! Je vous aime !…
Je vous aime, comprenez-vous ?
Vous riez ? J’ai l’air stupide ?
Mais comment faire alors pour que tu saches bien,
pour que tu sentes bien ? Ce qu’on dit, c’est si vide.
Ce n’est pas vrai que les baisers peuvent suffire.
Quelques chose m’étouffe, ici, comme un sanglot.
J’ai besoin d’exprimer, d’expliquer, de traduire.
On ne sent tout à fait que ce qu’on a su dire.
On vit plus ou moins à travers des mots.
J’ai besoin de mots, d’analyses.
Il faut, il faut que je te dise…
Il faut que tu saches… Mais quoi !
Si je savais trouver des choses de poète,
en dirais-je plus, réponds-moi,
que lorsque je te tiens ainsi, petite tête,
et que cent fois et mille fois
je te répète éperdument et te répète
Toi ! toi ! toi ! toi ! …  

ABAT-JOUR

Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire ?
C’est que voici le grand moment,
l’heure des yeux et du sourire,
le soir, et que ce soir je t’aime infiniment !
Serre-moi contre toi. J’ai besoin de caresses.
Si tu savais tout ce qui monte en moi, ce soir,
d’ambition, d’orgueil, de désir, de tendresse,
et de bonté !… Mais non, tu ne peux pas savoir !…
Baisse un peu l’abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux.
C’est dans l’ombre que les coeurs causent,
et l’on voit beaucoup mieux les yeux
quand on voit un peu moins les choses.
Ce soir je t’aime trop pour te parler d’amour.
Serre-moi contre ta poitrine !
Je voudrais que ce soit mon tour
d’être celui que l’on câline…
Baisse encore un peu l’abat-jour.
Là. Ne parlons plus. Soyons sage.
Et ne bougeons pas. C’est si bon
tes mains tièdes sur mon visage !…
Mais qu’est-ce encor ? Que nous veut-on ?
Ah ! c’est le café qu’on apporte !
Eh bien, posez ça là, voyons !
Faites vite !… Et fermez la porte !…
Qu’est-ce que je te disais donc ?
Nous prenons ce café… maintenant ? Tu préfères ?
C’est vrai : toi, tu l’aimes très chaud.
Veux-tu que je te serve ? Attends ! Laisse-moi faire.
Il est fort, aujourd’hui ! du sucre ? Un seul morceau ?
C’est assez ? Veux-tu que je goûte ?
Là ! voici votre tasse, amour…
Mais qu’il fait sombre. On n’y voit goutte…
Lève donc un peu l’abat-jour !

CHANCE

Et pourtant, nous pouvions ne jamais nous connaître !
Mon amour, imaginez-vous
tout ce que le Sort dut permettre
pour qu’on soit là, qu’on s’aime et pour que ce soit nous ?
Tu dis : << Nous étions nés l'un pour l'autre. >> Mais pense
à ce qu’il dut falloir de chances, de concours,
de causes, de coïncidences,
pour réaliser ça, simplement, notre amour !
Songe qu’avant d’unir nos têtes vagabondes
nous avons vécu seuls, séparés, égarés,
et que c’est long, le temps, et que c’est grand, le monde,
et que nous aurions pu ne pas nous rencontrer.
As-tu jamais pensé, ma jolie aventure,
aux dangers que courut notre pauvre bonheur
quand l’un vers l’autre, au fond de l’infinie nature,
mystérieusement gravitaient nos deux coeurs ?

Sais-tu que cette course était bien incertaine
qui vers un soir nous conduisait,
et qu’un caprice, une migraine
pouvaient nous écarter l’un de l’autre à jamais ?

Je ne t’ai jamais dit cette chose inouïe :
lorsque je t’aperçus pour la première fois,
je ne vis pas d’abord que tu étais jolie.
Je pris à peine garde à toi.

Ton amie m’occupait bien plus, avec son rire.
C’est tard, très tard, que nos regards se sont croisés.
Songe, nous aurions pu ne pas savoir y lire,
et toi ne pas comprendre, et moi ne pas oser.

Où serions-nous ce soir si, ce soir-là, ta mère
t’avait reprise un peu plus tôt ?
Et si tu n’avais pas rougi, sous les lumière,
quand je voulus t’aider à remettre ton manteau ?

Car, souviens-toi, ce furent là toutes les causes.
Un retard, un empêchement,
et rien n’aurait été du cher enivrement,
de l’exquise métamorphose !

Notre amour aurait pu ne jamais advenir !
Tu pourrais aujourd’hui n’être pas dans ma vie !…

Mon petit coeur, mon coeur, ma petite chérie,
je pense à cette maladie
dont vous avez failli mourir… 

MEDITATION

On aime d’abord par hasard,
par jeu, par curiosité,
pour avoir dans un regard
lu des possibilités.

Et puis comme au fond soi-même
on s’aime beaucoup,
si quelqu’un vous aime, on l’aime
par conformité de goût.

On se rend grâce, on s’invite
à partager ses moindres maux.
On prend l’habitude, vite,
d’échanger de petits mots.

Quand on a longtemps dit les mêmes
on les redit sans y penser.
Et alors, mon Dieu, l’on aime
parce qu’on a commencé.

DEFAITE

Ce n’est pas juste enfin ! Moi je suis trop sensible,
Quand tu m’as fait du mal, je tente bien parfois
de te le rendre. Mais ça n’est jamais possible.
Je souffre toujours plus que toi.

Toi, tu sais supporter les longues bouderies,
les regards durs et les silences obstinés…
Ah ! ne sois pas méchante avec moi, ma chérie !
J’ai trop de chagrin quand j’en ai…

… Mais je suis fou ! n’écoute pas ! je te confesse
naïvement de dangereuses vérités…
Tu sais à présent ma faiblesse :
tu vas peut-être en profiter…


4 commentaires »

  1. Werbuska dit :

    Privet Vsem! Normalniy sait/ Ostavlyayu oztziv.
    Tak, komu interesno: http://dori-v-top.mylivepage.ru

  2. airsanem dit :

    les ecrits de paul geralgy restent comtemporains et le resteront le millenaire prochain

  3. bruyere dit :

    je suis content parce que j adore vos poeme

  4. Anonyme dit :

    j’aime bcp géraldy c amgnifique vrmt

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